La video du dimanche

Je partage avec vous cette vidéo dans laquelle Tim O’Reilly nous parle de l’évolution de la technologie et de l’impact qu’elle aura sur la médecine.

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Le Panafricanisme est il mort avec Kadhafi?

Nous avons appris courant après-midi la mort de Kadhafi, je me suis demandé si nous venions d’assister à la mort du dernier panafricaniste? À la chute du régime de Mouammar Kadhafi, un groupuscule d’Africains, certes dans des cercles restreints, a déploré sa déchéance. Selon ces personnes, Kadhafi représentait le dernier bastion de résistance contre l’impérialisme occidental en Afrique. Avec son départ, les Occidentaux auraient désormais une main mise totale sur le continent car aucun des dirigeants Africains actuels n’avait autant de cran que Kadhafi qui, à plusieurs reprises, a vertement remis les Occidentaux à leur place. Allant même plus loin, des voix plus radicales, de surcroît victimes d’une amnésie sélective par rapport à la personne et à la personnalité controversées de Kadhafi, ont déclaré que le départ de ce dernier compromettait la survie du panafricanisme en Afrique. Autrement dit, l’ex-dirigeant Libyen symbolisait l’esprit panafricaniste que les Africains doivent copier, couver, et répandre dans le continent tout entier. D’où la question de savoir, c’est quoi le panafricanisme au 21e siècle. Pourquoi demeure-t-il autant controversé alors que de nombreux Africains sont d’accord que l’unité représente la planche de salut de l’Afrique contre les abus du monde occidental ?

Définir le panafricanisme demeure une tâche difficile car c’est un concept dont se sont appropriées toutes les Diasporas Africaines dans le monde. Aujourd’hui, ce concept varie de la Jamaïque de Marcus Garvey, la Martinique de Frantz Fanon, des États-Unis de W.E.B Du Bois, dans les communautés Africaines immigrées en Occident et à la Terre Mère que représente l’Afrique. Mais tous sans exception affirment que pour s’en sortir, tous les enfants d’Afrique doivent former un seul être pour améliorer les conditions de vie sur le continent. Malgré les leçons de l’histoire et les beaux discours, cette réalité tarde à se réaliser. Ce rêve demeure utopique pour plusieurs raisons. Mais l’un des grands obstacles au panafricanisme et duquel très peu daignent parler est l’absence de notion de nation dans les pays africains.

Les Africains ne s’identifient pas à leur pays. Contrairement à de nombreux pays de part le monde, ils s’identifient à leur groupe ethnique auquel ils prêtent allégeance. Dès le début de la ruée vers l’Afrique décidée à la Conférence de Berlin en 1884-1885, les frontières territoriales imposées par les Européens en Afrique n’ont reposé sur aucune réalité ethnolinguistique et culturelle locales. Ces frontières reflètent plutôt leur puissance impérialiste. Le sentiment nationaliste voire panafricaniste des années des indépendances s’est vite évaporé une fois que l’ennemi commun, à savoir l’homme blanc eut été « chassé » de l’Afrique. De cet âge d’or d’unité continentale, il ne reste que des récits, soit reproduits dans des livres, soit transmis de bouche à oreille sous forme de contes.

De nos jours, l’ennemi de l’Africain a la même couleur de peau que lui. Il parle la même langue. Il mange les mêmes repas. Il porte les mêmes vêtements. Il partage la même foi.

Et pire, à la différence du blanc qui peut être repéré de loin, il est non seulement camouflé dans sa société, mais il ne peut être expulsé car il est chez lui. En plein jour, il professe sa foi en l’Afrique et à ses valeurs. Mais une fois hors de l’œil du public, au lieu de promouvoir ces valeurs africaines d’unité, de tolérance, et de solidarité, il sème plutôt les graines de la zizanie, la xénophobie, la guerre, et de la mort.

Face à ce constat, les panafricanistes contemporains feraient mieux de proposer des solutions concrètes permettant aux Africains de transcender TOUTES leurs différences, de bâtir des nations fortes qui mèneront à une Afrique plus puissante. Espérer un continent soudé et représentant une force contre les autres puissances mondiales sans que la fondation d’une telle union ne soit solide, donnerait raison aux plus pessimistes qui croient que le panafricanisme en Afrique a atteint son apogée dans les années soixante.

Ce serait une tâche herculéenne que de vouloir redéfinir les frontières de pays africains au point de les faire coïncider avec les réalités ethnolinguistiques et culturelles sur le terrain. Entretenir une telle idée c’est nourrir les velléités sécessionnistes latentes ou dévoilées de part et d’autre, et conduiraient à une plus grande fragmentation du continent. Mais prenant en compte l’opinion des sceptiques du panafricanisme comme idéologie, ce mouvement a besoin d’un souffle nouveau et de leaders modernes dont les aspirations pour le futur prennent en compte les désirs et espoirs des millions de jeunes africains.

Malgré ses réalisations en Afrique, Kadhafi ne représentait pas le genre de leader panafricaniste dont l’Afrique a tant besoin aujourd’hui. Il conviendrait de souligner qu’à l’origine, il a embrassé le concept de panafricanisme pour redorer son blason terni dans le monde arabe dont il voulait être l’icône. D’aucuns diraient même que Kadhafi a tant préconisé le concept des États-Unis d’Afrique parce qu’il rêvait d’en être président. De même, Thabo Mbeki a usé de son concept de African Renaissance ou Renaissance Africaine pour permettre à l’Afrique du Sud, une fois sortie de la période d’apartheid, d’atteindre un des objectifs clés de sa politique étrangère, à savoir devenir la première puissance en Afrique en détrônant le Nigéria. De nos jours, les « panafricanistes » les plus vocaux en Afrique n’utilisent point cette idéologie pour améliorer le bien-être des Africains, mais plutôt pour atteindre leurs objectifs personnels. Mais cette situation n’a pas à demeurer éternelle. C’est à la jeunesse de reprendre ce flambeau, d’en avoir une nouvelle lecture, approche. Je pense que le panafricanisme doit être d’abord économique avec d’être politique.

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Intellectuel apolitique : un oxymore Africain ?

Bon nombre d’Africains ont tendance à assimiler ceux qui ont poursuivi de longues études supérieures à des intellectuels. Pour ceux tombant dans cette catégorie, indépendamment du sexe, les attentes sociales sont extrêmement élevées. Si au niveau familial l’obtention de diplômes universitaires multiplie les options permettant d’acquérir une indépendance et une stabilité financières conduisant ainsi à un meilleur standard de vie, il n’en est pas de même au niveau de la société. En effet, toute personne éduquée ou encore appelée en langage informel dans certains milieux « long crayon », est sensée marquer son sceau dans le livre d’histoire de sa communauté. À bien juger, cette notion noble par essence, ne fait que réaffirmer le pouvoir révolutionnaire que représente l’éducation. Malheureusement pour l’Afrique, le drame est que la voie la plus « prônée » aux intellectuels pour susciter un quelconque changement dans la société est celle de la politique. Mais qu’en est-il des intellectuels qui veulent bien laisser leur empreinte dans l’histoire sans pour autant s’engager activement dans la vie politique de leur pays?

Dans les milieux universitaires africains aux États-Unis, les discussions sur l’engagement politique des intellectuels Africains font couler beaucoup d’encre. Ceux en faveur de l’engagement politique citent communément certains éminents intellectuels africains tels Kwamé Nkrumah du Ghana, Léopold Senghor du Sénégal, Julius Nyéréré de la Tanzanie, ou Nelson Mandela de l’Afrique du Sud qui ont, chacun à leur époque, marqué simultanément l’histoire politique africaine et mondiale.

Dans le camp opposé, de « nombreuses légendes » circulent sur ces intellectuels qui, excités de rentrer en Afrique une fois leurs études terminées en Occident, ont très vite déchanté une fois sur place. Selon ces récits dont la véracité dans la plupart des cas reste à confirmer, l’appartenance politique détermine le succès ou l’échec de la réintégration en Afrique. Pour parler crument, tout intellectuel membre du parti au pouvoir se voit ouvrir les portes menant à la réussite. Par contre, celui partisan de l’opposition doit affuter ses armes pour un long parcours de combattant. Les moins endurants et ceux craignant pour leur sécurité et celle de leurs bien-aimés reviennent vers le démon qu’ils connaissent (l’Occident) et laissent tomber l’ange qu’ils croyaient voir (l’Afrique).

Vu le nombre grandissant des intellectuels Africains parfois réfugiés économiques en Occident, la question mérite cependant d’être posée. Est-il possible pour une personne bardée de diplômes universitaires lui conférant un certain statut social de réussir et de s’épanouir professionnellement en Afrique sans une implication active dans la vie politique de son pays ? Avant de proposer une quelconque réponse à cette interrogation, il serait plus sage de prendre du recul, et d’enquêter avec autant d’impartialité que possible, sur les tentatives de réinstallation des intellectuels africains diplômés à l’étranger en Afrique. Transcender les commentaires dérisoires sur le sujet amènerait tout esprit curieux à se faire une opinion basée sur des faits concrets.

Peu importe les préjugés sur la question, force est de de reconnaitre que le degré d’assujettissement voire de léthargie de la classe intellectuelle dans certains pays africains laisse vraiment à désirer. Une chose est certaine. Quelles que soient ses années d’études et sa filière de spécialisation, tout (e) Africain (e) appartenant à cette catégorie peut inscrire son nom dans le livre de l’histoire. En dehors de la section intitulée « politique », le livre de l’Histoire Africaine a encore de nombreuses pages vierges s’étalant sur une myriade de domaines parmi lesquels l’agriculture, l’économie, les sciences, la technologie, la recherche, les arts, la communication, le développement économique, et l’activisme pour ne citer que ceux-là. Des révolutions dans tous ces domaines, encore sous-exploités en Afrique, nécessiteraient qu’on le veuille ou non, des intellectuels apolitiques.

Résumé d’un débat avec Dr MS

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Rethinking creativity & innovation

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Intellectuels africains…

Depuis des décennies, l’Afrique sème les graines de changement intellectuel sur le continent mais jusqu’à présent, elles tardent à germer. Mais que sont donc devenus les intellectuels africains ?

Intellectuels africains aux Etats-Unis

Attirés par la myriade des promesses du mythique « Rêve Américain », ils décident de s’installer dans leur pays d’accueil une fois leurs études terminées. De leurs confortables postes bien rémunérés soit dans le milieu universitaire ou dans un autre milieu professionnel, ils se métamorphosent nuitamment en « conseillers » aux affaires africaines. Semblables aux Occidentaux qu’ils n’ont cessé de critiquer tout au long de leurs études, ils deviennent subitement des « experts » sur les problèmes africains en participant à mille et une conférences sur l’Afrique à travers les Etats-Unis, parcourant des informations sur Internet, consommant sans modération CNN, et en passant leurs vacances partout dans le monde sauf en Afrique. Leur plus grand rêve pour le continent ? Devenir le Président ou le Chef de l’État de leur pays !

Intellectuels africains en Europe

En dépit de leur matière grise, leurs compétences académiques et professionnelles, ils triment comme des bagnards pour arriver au firmament de leur société d’accueil afin de jouir d’une reconnaissance méritée et de respectabilité. Une fois qu’ils se sentent « intégrés », leur priorité devient s’assimiler au point de dénier leur héritage africain. Malgré l’épineuse et des fois dégradante voie du chemin vers la réussite, leur plus grand rêve est d’exalter et de vanter auprès de leurs Frères Africains les soi-disant valeurs et culture de la culture Eurocentrique qu’ils ont totalement absorbées, et qui confine l’Afrique dans un état de subjugation permanente depuis des siècles !

Intellectuels Africains en Afrique

Convaincus qu’ils sont incapables de susciter un quelconque changement positif dans leur société, ils se prostituent auprès des dictateurs pathétiques, paranoïaques, et impitoyables qui maintiennent l’Afrique dans une pauvreté qui n’a pas de nom. Leur rêve? Amassez le plus d’argent possible, le plus rapidement possible, et stocker leur butin dans une banque européenne ou américaine, pour eux et leur progéniture. Après tout, vous ne savez jamais ce que demain vous réserve avec tous ces tyrans à la « gâchette » facile à la tête des pays!

Intellectuels Africains qui ont abandonné le navire partout

Ils professent d’en avoir ras-le-bol de l’Afrique continuellement dans un état chaotique. Ils préfèrent plutôt se concentrer sur leur vie de famille et prendre soin de leur personne. Leur rêve ? Que la manne tombe à nouveau du ciel ! Ils ne veulent pas prendre de risque en proférant une quelconque critique mais ils veulent plutôt savourer et ce goulument tous les avantages résultant d’un changement politique, économique, et social. Soyez réalistes quand même, tout a un prix sur cette terre !

Ainsi donc, quand l’Afrique fera-t-elle sa récolte intellectuelle ?

Réflexion du Dr MS enseignante, suite à un échange avec ses étudiants

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